Menaces, pression et extorsion
Les semaines suivantes, la pression s’est intensifiée. Messages accusateurs, visites surprises, reproches constants. Ma mère est même allée jusqu’à me menacer d’appeler les services de protection de l’enfance pour me faire retirer mon bébé si je ne donnais pas l’argent à Taylor.
Terrifiée, j’ai contacté un avocat spécialisé en droit de la famille, Graham Walsh. Il m’a conseillé de tout documenter: messages, appels, menaces. L’Oregon autorise l’enregistrement des conversations avec le consentement d’une seule partie. J’ai tout conservé.
Deux semaines avant mon hospitalisation, ma mère m’a appelée une dernière fois
<<< Transfère l’argent à Taylor ou il y aura des conséquences juridiques. Crois-tu vraiment pouvoir t’occuper seule d’un bébé handicapé ? >>>
Graham a été formel: il s’agissait d’extorsion. Il m’a conseillé de prévenir dès mon admission à l’hôpital et d’installer des caméras, par précaution.
Le 14 mars, j’ai été hospitalisée pour des contractions précoces. Le lendemain matin, j’ai reçu un message de ma mère <<< Chambre 418, c’est bien ça ? Nous serons là à 14 h »
J’ai immédiatement appelé Graham. Il a contacté une inspectrice du bureau du procureur. Des caméras discrètes ont été installées dans ma chambre avec l’accord de l’hôpital
