La vérité est plus bas… et elle fait mal…

Pour illustrer sa vision, Jordan Bardella a détaillé quatre axes majeurs présentés comme essentiels pour recentrer la solidarité sur les citoyens français.

1. Réserver les allocations familiales aux foyers comptant au moins un parent français
Cette mesure romprait avec le principe d’universalité actuelle et lierait davantage les aides à l’appartenance citoyenne. L’objectif affiché : soutenir en priorité les familles inscrites durablement dans le projet national.

2. Conditionner le RSA à cinq années de travail effectif
La distinction serait renforcée entre aides contributives (issues des cotisations) et aides non contributives. Pour les défenseurs de cette réforme, la solidarité doit être précédée par l’effort.

3. Donner la priorité aux Français pour l’accès au logement social
Face à une pénurie persistante et à plus de deux millions de ménages en attente, Bardella estime que la solidarité doit d’abord répondre aux besoins des nationaux avant de s’élargir.

4. Réformer l’Aide Médicale d’État (AME)
L’AME serait remplacée par un dispositif limité aux urgences et aux pathologies graves. Il ne s’agirait plus d’un accès intégralement gratuit aux soins, mais d’une aide humanitaire ciblée.

Une accusation d’« esclavage moderne » contestée
Accusé de promouvoir une forme d’« esclavage moderne », Jordan Bardella a fermement rejeté cette expression. Il a rappelé qu’un travailleur en situation régulière bénéficie d’un salaire légal, de droits syndicaux et de la protection sociale. Selon lui, l’esclavage moderne renvoie à des réalités bien plus graves, touchant des millions de personnes privées de liberté, et la comparaison serait indécente pour les véritables victimes.

Des exemples étrangers mis en avant
Pour appuyer son argumentation, Bardella a cité des pays comme le Royaume-Uni, l’Australie ou le Japon, où l’accès aux droits sociaux est étroitement lié à l’activité professionnelle et au statut de séjour. Il affirme que cette orientation correspondrait à l’opinion d’une majorité de Français, s’appuyant sur un sondage indiquant que 71 % seraient favorables à une forme de priorité nationale.